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The 3rd International Workshop for the Translation & Publication of Korean Literature

 

argaiv1544

 

Qu’est-ce qu’une bonne traduction ?

 

 

On peut tout d’abord, pour commencer, questionner la question. Car dire déjà d’une traduction qu’elle est bonne ou mauvaise laisse entendre qu’on sait faire la différence entre ce qui est bon et mauvais, qu’on est en mesure selon des critères définis et allant de soi de s’entendre pour une évaluation et, qu’au bout du compte, on sait même ce qu’est censée être une traduction. Et, de façon implicite, à quoi elle sert.

Sans s’engager sur le plan de la théorie, qui n’est pas là le propos mais ne l’exclut pas pour autant, cette réflexion préalable permettra en tout cas de faire remarquer que rien ne va de soi quand on pose une question d’une telle importance et que le fait de la poser ne signifie pas qu’on va pouvoir la résoudre. En étant simple et honnête, mais pas naïf et inconscient, on peut toujours essayer d’apporter quelques éléments de réponse liés à une expérience non pas de traducteur, même s’il m’est arrivé de participer à des échanges de traductions en langue anglaise à partir de mes propres textes poétiques et ceux d’auteurs anglais, mais d’éditeur de publications de langues étrangères comme l’anglais, l’italien, le yougoslave, le danois, le chinois, et bien entendu le coréen.

Et, si je voulais être quelque peu impertinent, j’ajouterais le français. Qu’on ne prenne pas cette remarque pour une simple boutade. Le travail d’éditeur, quand il est fait dans la perspective d’aider un écrivain de langue française, aussi bon, aussi génial soit-il, à s’exprimer au mieux et au plus près du mode d’expression qu’il s’est choisi et qu’il cherche parfois (qu’on se souvienne du travail d’Hetzel auprès de Jules Verne, par exemple) prouve toujours, quel que soit son degré de pertinence, de fréquence ou d’intensité, que rien dans la langue écrite, pas la moindre virgule, ne doit être négligé pour parfaire l’expression et satisfaire le plaisir du lecteur. Plaisir qui doit être envisagé, comme tout plaisir d’ailleurs, avec le plus grand sérieux qui soit. Car il ne faut jamais perdre de vue qu’une lecture peut modifier le regard qu’on porte sur les autres et sur soi, le monde qui nous entoure et celui que l’on dit intérieur. Un livre, de littérature, faut-il le préciser, peut changer la vie de quelqu’un, la sauver même, transformer son environnement ou sa vision des choses, voire déterminer une vocation. Raison de plus quand ce livre nous vient d’une langue étrangère, d’une culture inconnue, d’un horizon quasiment vierge…

Informations supplémentaires

  • Editions: Korean LIterature Translation Institute
  • Date de parution: 2004